salut à tous!!
Me voilà à nouveau pour cette fois vous rassurer! Vous entendez parler depuis quelques temps d'enlèvements d'humanitaires français dans mon pays hôte. J'ai par conséquent reçu quelques messages inquiet pour ma santé, et ma sécurité. A ces messages et aux gens qui s'inquiètent pour moi quand il se passe ce genre de chose, je réponds ne vous inquiétez pas!
Laissez moi vous expliquer, calmement.
CCes enlèvements ont effectivement lieux, bien évidemment, mais les derniers en date ont eu lieu à Birao, dans la noir du pays, à la frontière avec le Tchad. La distance qui sépare Birao est d'environ 700km, et étant donné l'état des routes ici, 700km, c'est pas comme en France! 700km ça veut dire au moins 4 jours de voiture (si tout se passe parfaitement bien). De plus, à cause de la saison des pluies qui vient de se terminer, la route est impraticable jusqu'à janvier. Autrement dit, pour rapporter ce temps à un contexte européen, c'est comme si je m'inquiétais pour vous en entendant qu'il y a des soucis en Pologne... Donc pas de soucis: La vie à Bangui est réellement calme, je vous en avait déjà parlé, je peux le répéter. Je suis maintenant sur place depuis plus de 2 mois, et avec un minimum de vigilence, surtout envers les militaires, je ne me suis jamais senti en danger. Je marche 30 minutes en pleine nuit régulièrement sans avoir jamais eu le moindre problème.
La raison pour laquelle ces enlèvements se développent quelque peu est bien évidemment politique. Certains d'entre vous (voire quasiment tous) ne le savent pas, mais il y a des éléctions prévues ici en mars prochain. Les rebelles utilisent en quelque sorte les ressortissants français comme moyens de pression sur le pouvoir actuel, en passant finalement par la France.
Concernant les élections, j'en ai parlé avec des centrafricains, qui m'ont dit que si Bozizé repassait, il n'y aurait vraiment aucun problème, hors, il est tout de même fort probable que Bozizé repasse. La pression ne monte pour l'instant pas du tout, et de toute façon, je suis en sécurité ici!
D'ailleurs! en parlant de ça, ça me permet de vous expliquer un petit peu le système de sécurité mis en place ici pour les expats. La ville est divisées en plusieurs zones, nommées ilots. Chaque ilot a un chef d'ilot, en relation permanente avec le responsable de la sécurité basé à l'ambassade de France. Dans mon appartement, on a un "chef de zone" qui en gros gère l'immeuble, et qui est lui en relation avec le chef de notre ilot.
Voilà, en cas de problème, l'ambassade informe le chef d'ilot qui informe les expatriés résidents dans son ilôt qu'il est temps de partir, ou au moins de se retrouver à l'ambassade de France. Tout est prévu, mais de toute façon, ne vous inquiétez pas, tout se passera bien!
Je vous embrasse et espère vous avoir quelque peu rassurés.
Sylv
samedi 5 décembre 2009
mardi 1 décembre 2009
1er décembre à Bangui
Salut salut !
Deuxième post de la journée ! je suis sacrément productif quand les jours sont fériés ici !
Je voulais vous faire un petit résumé de cette journée, finalement pas si longue, mais si enrichissante !! Je crois que je peux maintenant le dire, j’aime ce pays !
Après une matinée tranquille à la maison, les choses ont bougé aux alentours de midi 30, quand mes collègues m’ont proposé de les rejoindre. Je saute dans un taxi, et c’est parti ! Je les retrouve dans un des quartiers, non loin du centre ville, et nous nous asseyons dans un troquet dont je ne connais pas le nom. J’ai découvert ici la réelle ambiance à l’africaine. On s’assoit à côté des baffles, et on commande à boire. Je suis accompagné de William, Rigobert et Paul, mes collègues, ainsi que d’un autre sylvain et de jean Claude, que j’avais rencontré précédemment. Bien évidemment tous centrafricains. Nous sommes assis le plus loin de la route, contre la cabane bar. A gauche quand on vient de la route, une petite avancée de tôle permet aux clients d’être à l’ombre, les manguiers protègent une autre partie de la terrasse, du côté droit. Nous sommes assis du côté droit, sous une bâche installée en guise de toit. Le soleil tape fort, de plus en plus fort, et rester au soleil plus d’un quart d’heure devient une mission difficile à remplir ! Dans le cabanon, le barman, et un DJ, qui s’occupe de l’ambiance. Les rythmes africains défilent, et les gens dansent ! Plus proches de la route, un groupe de filles, toutes vêtues de la même robe pagne jaune et bleue mettent l’ambiance et dansent à qui mieux mieux, accompagnées de garçons en chemise blanche et cravate. Les autres clients s’y mettent aussi, et la terrasse devient rapidement une énorme piste de danse. Voyez plutôt la vidéo et les photos!





Mes collègues m’informent sur la provenance de chaque chanson (chaque chanson ici a sa région et sa danse d’origine) et je regarde les gens danser. C’est effectivement jour de fête ! comme me dit William : « Ils oublient leurs problèmes ». Mais c’est tout de même assez surprenant pour moi de voir un terrasse pleine de danseurs à 1h de l’après midi !
Après quelques bières, me voilà dans un taxi, avec mes 3 compères. Nous prenons congé de Sylvain et jean Claude, et nous rendons chez Rigobert, un de mes collègues. Quelle chance ! Moi qui commençait à désespérer de voir un jour un vrai foyer centrafricain ! Le taxi prend une des grandes avenues de bangui, puis tourne à droite. Nous tombons alors sur une route assez large et qui, à l’image de la plupart des rues ici, grouille. Les gens marchent, vendent, portent, parlent dans un chahut qui me rend toujours plus émerveillé que la veille ! Nous tournons un moment à gauche, et nous voilà dans le quartier ! Après un bon slalom entre les marmites, les maisons de briques, les enfants qui jouent et les cabris, nous arrivons enfin à destination, chez Rigo !
Le fait de me trouver là à ce moment me donne une sensation assez spéciale. Je suis tellement heureux de pouvoir enfin découvrir les conditions de vie des centrafricains ! pouvoir pénétrer en quelque sorte leur vie. Mais dans un sens, ceci me gêne quelque peu, car je sais que ma présence impose une pression supplémentaire à la femme de maison. La femme de William a dernièrement refusé de m’accueillir, non pas par méchanceté, mais parce qu’un mounjou à la maison : « ohlala ! C’est pas bon ! il faut ranger ! arranger les choses ! tout nettoyer !’
La seule réponse qu’a donné William a donné à sa femme me remplit de bonheur : « Sylvain, il n’a de mounjou que la peau ! ». Un jour peut être, quand elle m’aura rencontré, elle acceptera de me faire venir chez elle. Une chose est sûre, jamais je ne forcerai les choses !
Nous nous arrêtons donc avec le taxi, et sortons, au milieu des maisons. Certains enfants sortent, ils n’ont pas l’habitude de voir des mounjous dans leur quartier ! Comme d’habitude, je les salue d’un geste de main, qu’ils me rendent bien évidemment avec un sourire qui m'arrache à chaque fois un sourire! Nous nous dirigeons vers une petite maison en brique, la demeure de Rigobert ! je salue sa femme et sa maman, ainsi que quelques personnes qui se trouvent à son domicile avant de rentrer dans la maison. Nous atterrissons directement dans le salon. L’entrée se trouve dans un coin, à droite, 1 grand canapé invite les invités à s’asseoir, ainsi que quelques fauteuils (3 exactement) en face, contre le mur du fond. Au milieu, une petite table basse. A gauche en traversant la pièce, une porte cachée par un pagne, et contre le mur de gauche une autre porte. Je n’irai pas vérifier ce qui se trouve là dedans. Sûrement les chambres ! Au fond de la pièce, en plein milieu, se trouve une petite télé, allumée sur Télécentrafrique. Les murs sont peints en bleu et quelques photos, affiches ou encore citations décorent les murs. Une toile mettant en scène Jésus en plein repas trône sur le mur du fond, accompagné d’une photo de mon hôte à l’époque ou il était directeur de cabinet au ministère de l’éducation en haut à gauche ;
Nous nous asseyons et après quelques mots, Sylvie, la femme de Rigobert met la table et nous apporte le déjeuner. Au menu : La boule de manioc, quelques bananes plantain cuites, un plat composé de haricots rouges et de maïs ainsi que quelques morceau de bœuf. Nous mangeons tout ceci accompagné d’une bière, tout en discutant de choses et d’autres. Mes collègues n’en reviennent toujours pas de la rapidité de mon adaptation ici, et j’avoue que moi-même je n’arrive pas bien à m’en rendre compte !
Après le repas et le lavage de main de rigueur, nous saluons à nouveau tout le monde, et quittons la maison. Je suis quelque peu déçu, quelques jours plus tôt Rigobert m’a annoncé que son fils était à l’hôpital, et qu’il n’avait malheureusement pas les moyens de le soigner. Je l’ai évidemment avec mon salaire de cotazo (les gens qui ont de l’argent en sango) aidé un petit peu en lui permettant de soigner son enfant., mais mon filleul comme il me rappelle parfois n’était pas ici. Un jour je rencontrerai peut être le « petit à qui j’ai sauvé la vie ».
Nous décidons de partir à pied, de toute façon, aucun taxi ne rentre si profondément dans le quartier. Nous traversons non pas par la route, mais nous zigzagons entre les maisons. Les gens sont tout de même surpris de me voir, un mounjou, ils en voient rarement ici. Les enfants qui jouent dans les « jardins » s’empressent de me saluer, de me sourire, et de partout où je passe j’entends « Mounjou ! Mounjou ! ». je commence à m’y faire, ça ne me dérange plus ! ce n’est pas du racisme, seulement de la curiosité ! je suis pour certains de ces enfants le premier blanc qu’ils voient, disons que je considère leur réaction comme naturelle. Au contraire, vous connaissez mon amour des enfants (pas de mauvaise interprétation je vous prie !!) et je leur rend bien volontiers leur coucous. Je profite bien sûr également des notions que j’ai acquises en Sango pour les saluer, et demander de leurs nouvelles.
Après une petite marche et avoir retrouvé Moff, un ami de Rigobert, nous sortons du quartier pour rejoindre une des artères principales de la ville, que nous traversons pour nous installer dans un petit jardin, équipé d’une cabane en guise de bar. Plus de place ! tant pis ! Nous prenons des caissons dans lesquels il est coutume de ranger les bières vides et nous asseyons dessus ! Ca fera l’affaire ! Nous buvons une autre bière ici (oui maman, je sais, ça fait un peu beaucoup de bière tout ça ! surtout que c’est des 75cl) en discutant de choses et d’autres. Le soleil se couche sur ma droite, j’ai tout juste le temps de prendre une photo !

coucher de soleil sur un toit de taule, ce soleil, si chaud la journée trouve sa beauté à ce moment là
William m’annonce alors que nous partons. Nous prenons un taxi et rentrons à la maison. Mes collègues refusent encore de me laisser prendre le taxi seul quand je suis en leur présence, et du coup William fait le tour de la ville pour me raccompagner jusqu’à chez moi.
La journée est passée ainsi, avec des gens qui ne s’arrêtent pas à ma couleur de peau, qui m’accueillent les bras ouverts chez eux, et que, j’espère qu’ils liront cet article, je remercie grandement ! je n’ai finalement pas dépensé le moindre franc, invitation à l’africaine comme on a coutume de dire ici, si tu es invité, tu ne payes RIEN !
Je n’aurais finalement pas vu la course de pirogue, pas assisté au défilé, mais j’aurais eu la chance de vivre un 1er décembre sans la présence du moindre blanc autour de moi, je n’en ai finalement pas vu un seul aujourd’hui, et cette idée me suffit largement. Je voulais vivre un 1er décembre comme le gens le vivent ici, j’ai eu ce que je voulais !
Je vous embrasse !
Deuxième post de la journée ! je suis sacrément productif quand les jours sont fériés ici !
Je voulais vous faire un petit résumé de cette journée, finalement pas si longue, mais si enrichissante !! Je crois que je peux maintenant le dire, j’aime ce pays !
Après une matinée tranquille à la maison, les choses ont bougé aux alentours de midi 30, quand mes collègues m’ont proposé de les rejoindre. Je saute dans un taxi, et c’est parti ! Je les retrouve dans un des quartiers, non loin du centre ville, et nous nous asseyons dans un troquet dont je ne connais pas le nom. J’ai découvert ici la réelle ambiance à l’africaine. On s’assoit à côté des baffles, et on commande à boire. Je suis accompagné de William, Rigobert et Paul, mes collègues, ainsi que d’un autre sylvain et de jean Claude, que j’avais rencontré précédemment. Bien évidemment tous centrafricains. Nous sommes assis le plus loin de la route, contre la cabane bar. A gauche quand on vient de la route, une petite avancée de tôle permet aux clients d’être à l’ombre, les manguiers protègent une autre partie de la terrasse, du côté droit. Nous sommes assis du côté droit, sous une bâche installée en guise de toit. Le soleil tape fort, de plus en plus fort, et rester au soleil plus d’un quart d’heure devient une mission difficile à remplir ! Dans le cabanon, le barman, et un DJ, qui s’occupe de l’ambiance. Les rythmes africains défilent, et les gens dansent ! Plus proches de la route, un groupe de filles, toutes vêtues de la même robe pagne jaune et bleue mettent l’ambiance et dansent à qui mieux mieux, accompagnées de garçons en chemise blanche et cravate. Les autres clients s’y mettent aussi, et la terrasse devient rapidement une énorme piste de danse. Voyez plutôt la vidéo et les photos!





Mes collègues m’informent sur la provenance de chaque chanson (chaque chanson ici a sa région et sa danse d’origine) et je regarde les gens danser. C’est effectivement jour de fête ! comme me dit William : « Ils oublient leurs problèmes ». Mais c’est tout de même assez surprenant pour moi de voir un terrasse pleine de danseurs à 1h de l’après midi !
Après quelques bières, me voilà dans un taxi, avec mes 3 compères. Nous prenons congé de Sylvain et jean Claude, et nous rendons chez Rigobert, un de mes collègues. Quelle chance ! Moi qui commençait à désespérer de voir un jour un vrai foyer centrafricain ! Le taxi prend une des grandes avenues de bangui, puis tourne à droite. Nous tombons alors sur une route assez large et qui, à l’image de la plupart des rues ici, grouille. Les gens marchent, vendent, portent, parlent dans un chahut qui me rend toujours plus émerveillé que la veille ! Nous tournons un moment à gauche, et nous voilà dans le quartier ! Après un bon slalom entre les marmites, les maisons de briques, les enfants qui jouent et les cabris, nous arrivons enfin à destination, chez Rigo !
Le fait de me trouver là à ce moment me donne une sensation assez spéciale. Je suis tellement heureux de pouvoir enfin découvrir les conditions de vie des centrafricains ! pouvoir pénétrer en quelque sorte leur vie. Mais dans un sens, ceci me gêne quelque peu, car je sais que ma présence impose une pression supplémentaire à la femme de maison. La femme de William a dernièrement refusé de m’accueillir, non pas par méchanceté, mais parce qu’un mounjou à la maison : « ohlala ! C’est pas bon ! il faut ranger ! arranger les choses ! tout nettoyer !’
La seule réponse qu’a donné William a donné à sa femme me remplit de bonheur : « Sylvain, il n’a de mounjou que la peau ! ». Un jour peut être, quand elle m’aura rencontré, elle acceptera de me faire venir chez elle. Une chose est sûre, jamais je ne forcerai les choses !
Nous nous arrêtons donc avec le taxi, et sortons, au milieu des maisons. Certains enfants sortent, ils n’ont pas l’habitude de voir des mounjous dans leur quartier ! Comme d’habitude, je les salue d’un geste de main, qu’ils me rendent bien évidemment avec un sourire qui m'arrache à chaque fois un sourire! Nous nous dirigeons vers une petite maison en brique, la demeure de Rigobert ! je salue sa femme et sa maman, ainsi que quelques personnes qui se trouvent à son domicile avant de rentrer dans la maison. Nous atterrissons directement dans le salon. L’entrée se trouve dans un coin, à droite, 1 grand canapé invite les invités à s’asseoir, ainsi que quelques fauteuils (3 exactement) en face, contre le mur du fond. Au milieu, une petite table basse. A gauche en traversant la pièce, une porte cachée par un pagne, et contre le mur de gauche une autre porte. Je n’irai pas vérifier ce qui se trouve là dedans. Sûrement les chambres ! Au fond de la pièce, en plein milieu, se trouve une petite télé, allumée sur Télécentrafrique. Les murs sont peints en bleu et quelques photos, affiches ou encore citations décorent les murs. Une toile mettant en scène Jésus en plein repas trône sur le mur du fond, accompagné d’une photo de mon hôte à l’époque ou il était directeur de cabinet au ministère de l’éducation en haut à gauche ;
Nous nous asseyons et après quelques mots, Sylvie, la femme de Rigobert met la table et nous apporte le déjeuner. Au menu : La boule de manioc, quelques bananes plantain cuites, un plat composé de haricots rouges et de maïs ainsi que quelques morceau de bœuf. Nous mangeons tout ceci accompagné d’une bière, tout en discutant de choses et d’autres. Mes collègues n’en reviennent toujours pas de la rapidité de mon adaptation ici, et j’avoue que moi-même je n’arrive pas bien à m’en rendre compte !
Après le repas et le lavage de main de rigueur, nous saluons à nouveau tout le monde, et quittons la maison. Je suis quelque peu déçu, quelques jours plus tôt Rigobert m’a annoncé que son fils était à l’hôpital, et qu’il n’avait malheureusement pas les moyens de le soigner. Je l’ai évidemment avec mon salaire de cotazo (les gens qui ont de l’argent en sango) aidé un petit peu en lui permettant de soigner son enfant., mais mon filleul comme il me rappelle parfois n’était pas ici. Un jour je rencontrerai peut être le « petit à qui j’ai sauvé la vie ».
Nous décidons de partir à pied, de toute façon, aucun taxi ne rentre si profondément dans le quartier. Nous traversons non pas par la route, mais nous zigzagons entre les maisons. Les gens sont tout de même surpris de me voir, un mounjou, ils en voient rarement ici. Les enfants qui jouent dans les « jardins » s’empressent de me saluer, de me sourire, et de partout où je passe j’entends « Mounjou ! Mounjou ! ». je commence à m’y faire, ça ne me dérange plus ! ce n’est pas du racisme, seulement de la curiosité ! je suis pour certains de ces enfants le premier blanc qu’ils voient, disons que je considère leur réaction comme naturelle. Au contraire, vous connaissez mon amour des enfants (pas de mauvaise interprétation je vous prie !!) et je leur rend bien volontiers leur coucous. Je profite bien sûr également des notions que j’ai acquises en Sango pour les saluer, et demander de leurs nouvelles.
Après une petite marche et avoir retrouvé Moff, un ami de Rigobert, nous sortons du quartier pour rejoindre une des artères principales de la ville, que nous traversons pour nous installer dans un petit jardin, équipé d’une cabane en guise de bar. Plus de place ! tant pis ! Nous prenons des caissons dans lesquels il est coutume de ranger les bières vides et nous asseyons dessus ! Ca fera l’affaire ! Nous buvons une autre bière ici (oui maman, je sais, ça fait un peu beaucoup de bière tout ça ! surtout que c’est des 75cl) en discutant de choses et d’autres. Le soleil se couche sur ma droite, j’ai tout juste le temps de prendre une photo !

coucher de soleil sur un toit de taule, ce soleil, si chaud la journée trouve sa beauté à ce moment là
William m’annonce alors que nous partons. Nous prenons un taxi et rentrons à la maison. Mes collègues refusent encore de me laisser prendre le taxi seul quand je suis en leur présence, et du coup William fait le tour de la ville pour me raccompagner jusqu’à chez moi.
La journée est passée ainsi, avec des gens qui ne s’arrêtent pas à ma couleur de peau, qui m’accueillent les bras ouverts chez eux, et que, j’espère qu’ils liront cet article, je remercie grandement ! je n’ai finalement pas dépensé le moindre franc, invitation à l’africaine comme on a coutume de dire ici, si tu es invité, tu ne payes RIEN !
Je n’aurais finalement pas vu la course de pirogue, pas assisté au défilé, mais j’aurais eu la chance de vivre un 1er décembre sans la présence du moindre blanc autour de moi, je n’en ai finalement pas vu un seul aujourd’hui, et cette idée me suffit largement. Je voulais vivre un 1er décembre comme le gens le vivent ici, j’ai eu ce que je voulais !
Je vous embrasse !
fête
Bonjour tout le monde!
aujourd'hui, c'est jour de fête! Nous sommes le 1er décembre et c'est la fête nationale centrafricaine! avant de vous expliquer mon programme de la journée, je vais vous expliquer le pourquoi de cette fête nationale. enfin, tenter de vous expliquer, ça pourrait être encore un petit peu flou, et je vous fait un résumé.
Durant les années 50, la Republique centrafricaine n'était pas nommée ainsi puisqu'elle s'appelait Ubangi Shari, du nom des 2 cours d'eau qui délimitent ses frontières au nord et au sud. Après plusieurs évènements internes, on a vu un petit homme d'ici prendre au fur et à mesure de l'importance, et de la notoriété auprès de son peuple, mais également auprès du gouvernement français. ce petit homme, appelé Barthélémy Boganda est encore aujourd'hui considéré comme Le fondateur de la republique centrafricaine, et je ne compte pas les routes, les batiments, les ronds points...qui portent le nom de cet homme vénéré ici. Donc voilà, Boganda, au fur et à mesure prend de l'importance, et alors que la fin des années 50 approchent,et que la volonté des indépendances se fait de plus en plus pressantes en Afrique, il lui est demandé, avant même l'indépendance officielle du pays, de faire de l'Ubangi shari un pays en soi, et ce, le 1er décembre 1958.
Ce jour marque donc finalement la naissance de ce pays, même si les projets de boganda étaient bien plus développés, puisqu'il comptait créer une république indépendante des états de l'afrique equatoriale français (AEF), chose qu'il n'arrivera finalement pas à réaliser.
voilà pour l'histoire, la date du jour marque donc le jour de la création de ce pays, l'unification de toutes les tribus, ainsi que la création du drapeau, de la devise du pays (Unité, Dignité, Travail) et de l'hymne nationale.
Que va t il se passer aujourd'hui à bangui?
Il était prévu (puisque je suis en train de le rater) un défilé sur les champs élysées banguissois: l'avenue barthelemy boganda (tiens donc!). défilé militaire, mais je tiens pour me déculpabiliser, à dire que les militaires, on en voit assez chaque jour!
Après les 12 coups de canon qui n'auront pas lieux (bozizé à peur qu'un rebelle profite de ce moment pour faire un coup d'état) les gens iront manger, et boire, avant de se rendre sur le fleuve pour la traditionnelle course de pirogue, qui a lieu à 15h, mais qui, je le sais déjà, ne commencera pas avant 16h30. Ensuite, que se passera t il? Je n'en ai finalement aucune idée! en tout cas, il n'y a pas de feu d'artifice de prévu. Ahahahahah!!! un feu d'artifice centrafricain! oh mon dieu, j'imagine même pas le carnage!
Je vous enverrai un nouveau post dès que j'ai le temps, pour vous faire une petite description de cette journée.
je vous embrasse.
aujourd'hui, c'est jour de fête! Nous sommes le 1er décembre et c'est la fête nationale centrafricaine! avant de vous expliquer mon programme de la journée, je vais vous expliquer le pourquoi de cette fête nationale. enfin, tenter de vous expliquer, ça pourrait être encore un petit peu flou, et je vous fait un résumé.
Durant les années 50, la Republique centrafricaine n'était pas nommée ainsi puisqu'elle s'appelait Ubangi Shari, du nom des 2 cours d'eau qui délimitent ses frontières au nord et au sud. Après plusieurs évènements internes, on a vu un petit homme d'ici prendre au fur et à mesure de l'importance, et de la notoriété auprès de son peuple, mais également auprès du gouvernement français. ce petit homme, appelé Barthélémy Boganda est encore aujourd'hui considéré comme Le fondateur de la republique centrafricaine, et je ne compte pas les routes, les batiments, les ronds points...qui portent le nom de cet homme vénéré ici. Donc voilà, Boganda, au fur et à mesure prend de l'importance, et alors que la fin des années 50 approchent,et que la volonté des indépendances se fait de plus en plus pressantes en Afrique, il lui est demandé, avant même l'indépendance officielle du pays, de faire de l'Ubangi shari un pays en soi, et ce, le 1er décembre 1958.
Ce jour marque donc finalement la naissance de ce pays, même si les projets de boganda étaient bien plus développés, puisqu'il comptait créer une république indépendante des états de l'afrique equatoriale français (AEF), chose qu'il n'arrivera finalement pas à réaliser.
voilà pour l'histoire, la date du jour marque donc le jour de la création de ce pays, l'unification de toutes les tribus, ainsi que la création du drapeau, de la devise du pays (Unité, Dignité, Travail) et de l'hymne nationale.
Que va t il se passer aujourd'hui à bangui?
Il était prévu (puisque je suis en train de le rater) un défilé sur les champs élysées banguissois: l'avenue barthelemy boganda (tiens donc!). défilé militaire, mais je tiens pour me déculpabiliser, à dire que les militaires, on en voit assez chaque jour!
Après les 12 coups de canon qui n'auront pas lieux (bozizé à peur qu'un rebelle profite de ce moment pour faire un coup d'état) les gens iront manger, et boire, avant de se rendre sur le fleuve pour la traditionnelle course de pirogue, qui a lieu à 15h, mais qui, je le sais déjà, ne commencera pas avant 16h30. Ensuite, que se passera t il? Je n'en ai finalement aucune idée! en tout cas, il n'y a pas de feu d'artifice de prévu. Ahahahahah!!! un feu d'artifice centrafricain! oh mon dieu, j'imagine même pas le carnage!
Je vous enverrai un nouveau post dès que j'ai le temps, pour vous faire une petite description de cette journée.
je vous embrasse.
samedi 28 novembre 2009
la Centrafrique!
Bonjour à tous!
Encore un petit article, juste pour me permettre de vous raconter une petite anecdote, à mon sens assez représentative de l'image du pays dans lequel je suis, c'est à dire, tout de même un tout petit peu à l'arrache.
L'alimentation électrique de TOUTE la centrafrique (pour rappel: superficie égale à la France + BENELUX) provient d'une seule et unique centrale, qui ne fonctionne, tenez vous bien, qu'avec 1 turbine! Etant équipée il y a peu de 3 turbine, 2 d'entre elles sont tombées en panne. L'une d'elle a cassé il y a peu parce que................;
un mec, que nous pourrions qualifier de spécial, a eu l'excellente idée de voler le paratonnerre, sûrement en espérant le revendre ensuite!
Cette situation, qui nous fait tout de même bien rire pourrait évidemment avoir quelques conséquences si la dernière tubine venait à péter: Plus d'électricité du tout jusqu'à réparation... mais étant donné que nous sommss en Afrique, disons plus d'électricité jusqu'à mon retour parmi vous!
Voilà, j'ai eu envie de partager cette petite anecdote sympa au courant d'un samedi après midi tranquille!
A très bientot!
PS: je vous remercie encore et toujours pour vos visites régulières, je vous avais informé de l'installation d'un programme me permettant de décompter mes visiteurs. Cette installation date de 20 jours piles, je trouvais sympa de vous donner quelques chiffres:
239 visites réparties sur 109 visiteurs différents
Visites venues de: France, belgique, kenya, centrafrique, venezuela, Maroc, Angleterre et république tchèque.
le Top 1 revient à la ville de Montpellier, avec 53 visites, suivi au classement par Lyon et sa balieue, avec 40 visites, et paris avec 38 visites.
La guerre fait rage pour la place de champion de la fréquentation de mon blog! La ville vainqueur aura l'immense honneur de pouvoir afficher un boubou géant sur la devanture de sa mairie!
je vous embrasse
Encore un petit article, juste pour me permettre de vous raconter une petite anecdote, à mon sens assez représentative de l'image du pays dans lequel je suis, c'est à dire, tout de même un tout petit peu à l'arrache.
L'alimentation électrique de TOUTE la centrafrique (pour rappel: superficie égale à la France + BENELUX) provient d'une seule et unique centrale, qui ne fonctionne, tenez vous bien, qu'avec 1 turbine! Etant équipée il y a peu de 3 turbine, 2 d'entre elles sont tombées en panne. L'une d'elle a cassé il y a peu parce que................;
un mec, que nous pourrions qualifier de spécial, a eu l'excellente idée de voler le paratonnerre, sûrement en espérant le revendre ensuite!
Cette situation, qui nous fait tout de même bien rire pourrait évidemment avoir quelques conséquences si la dernière tubine venait à péter: Plus d'électricité du tout jusqu'à réparation... mais étant donné que nous sommss en Afrique, disons plus d'électricité jusqu'à mon retour parmi vous!
Voilà, j'ai eu envie de partager cette petite anecdote sympa au courant d'un samedi après midi tranquille!
A très bientot!
PS: je vous remercie encore et toujours pour vos visites régulières, je vous avais informé de l'installation d'un programme me permettant de décompter mes visiteurs. Cette installation date de 20 jours piles, je trouvais sympa de vous donner quelques chiffres:
239 visites réparties sur 109 visiteurs différents
Visites venues de: France, belgique, kenya, centrafrique, venezuela, Maroc, Angleterre et république tchèque.
le Top 1 revient à la ville de Montpellier, avec 53 visites, suivi au classement par Lyon et sa balieue, avec 40 visites, et paris avec 38 visites.
La guerre fait rage pour la place de champion de la fréquentation de mon blog! La ville vainqueur aura l'immense honneur de pouvoir afficher un boubou géant sur la devanture de sa mairie!
je vous embrasse
vendredi 27 novembre 2009
Boubou pagne
Salut à tous !
Aujourd’hui parlons jupon ! La plupart d’entre vous qui suivez mon blog assez régulièrement depuis maintenant 2 mois savent que j’ai acheté il y a maintenant quelques temps mes premiers boubous, au nombre de 2.
Je n’ai malheureusement pas réussi à obtenir des informations précises sur la signification de cet habillement (peut être tout simplement parce qu’il n’y en a pas), mais je me suis dit que j’allais tout de même vous expliquer comment ça se passe pour avoir un habillement de la sorte. Ca permettra aussi de calmer certaines personnes qui me disent : moi j’en veux 1,2,3…. Ce qui pose le plus problème ici, en parlant de vêtements, demeure dans le nombre de choses qu’il faut faire pour obtenir ce fameux ensemble pagne. Evidemment, il ne s’agit pas rentrer dans le premier magasin de vêtements (puisque ça n’existe pas ici) de choisir le modèle que l’on veut, la taille que l’on veut, de l’acheter, et de le rapporter. Malheureusement, ça ne marche pas ainsi. Pour obtenir les boubous que je porte désormais de temps en temps (même en donnant des cours ! la classe !! j’ai fait craquer toutes mes étudiantes) ça prend un bon moment. Il faut tout d’abord embarquer dans un taxi (accompagné d’un zo vouko si possible) pour se rendre au kilomètre 5 (le fameux marché) pour trouver des pagnes. Une fois les pagnes trouvés, il faut trouver un pagne qui plaise, une fois que le pagne qui nous plait est trouvé, il faut vérifier la qualité du tissu (évidemment, tous les tissus ne se valent pas), puis négocier le prix. Les pagnes varient évidemment selon la qualité du tissu. J’ai acheté les 2 pour 8750 francs (environ 12euros) Une fois ces pagnes achetés, comme leur nom l’indique, on se retrouve avec une sorte de grand drap, d’environ 6m/2. Une fois ceci effectué, il faut bien évidemment trouver un tailleur. Ici, quasiment tous les vêtements traditionnels sont taillés sur mesure. Pour faire mes boubous, mon papa William (collègue de boulot) a eu la gentillesse de m’accompagner dans un quartier (la Kouanga) pour voir un tailleur de qualité (bien sûr, certains n’ont de tailleur que le nom, et être accompagné d’un autochtone est bien plus intéressant). Le tailleur prend ensuite les mesures, et une nouvelle négociation commence pour le prix. En général, un ensemble (pantalon+haut) coûte environ 5000F (8euros) et une chemise 3000F (4,50 euros).Il y a également la possibilité de mettre des brodures sur les coutures du vêtement, mais dans ce cas, les prix enflent grandement, un boubou brodé coûtant tout de suite aux alentours de 19000F (quasiement 30euros). Un pagne permet (selon bien sûr la carrure de celui qui l’achète) de faire 1 ensemble boubou ainsi qu’une chemise. Le pagne est ensuite laissé chez le tailleur pour quelques jours, avant de pouvoir le récupérer.
Voilà donc comment on s’habille ici. Du moins traditionnellement ! Bien sûr, il existe des vêtements autres, mais ceci nous importe peu !
Donc, pour celles et ceux qui veulent des vêtements, je dis… pk pas, si la place et le poids de la valise me le permettent, mais, de toute façon, je ne pourrai RIEN vous rapporter si je n’ai pas vos mensurations !
Voilà tout, vous savez maintenant comment se font une bonne partie des vêtements ici… Moins fastouche qu’en France, je peux vous l’assurer !
Je vous embrasse, à très bientôt !!
sylv
Aujourd’hui parlons jupon ! La plupart d’entre vous qui suivez mon blog assez régulièrement depuis maintenant 2 mois savent que j’ai acheté il y a maintenant quelques temps mes premiers boubous, au nombre de 2.
Je n’ai malheureusement pas réussi à obtenir des informations précises sur la signification de cet habillement (peut être tout simplement parce qu’il n’y en a pas), mais je me suis dit que j’allais tout de même vous expliquer comment ça se passe pour avoir un habillement de la sorte. Ca permettra aussi de calmer certaines personnes qui me disent : moi j’en veux 1,2,3…. Ce qui pose le plus problème ici, en parlant de vêtements, demeure dans le nombre de choses qu’il faut faire pour obtenir ce fameux ensemble pagne. Evidemment, il ne s’agit pas rentrer dans le premier magasin de vêtements (puisque ça n’existe pas ici) de choisir le modèle que l’on veut, la taille que l’on veut, de l’acheter, et de le rapporter. Malheureusement, ça ne marche pas ainsi. Pour obtenir les boubous que je porte désormais de temps en temps (même en donnant des cours ! la classe !! j’ai fait craquer toutes mes étudiantes) ça prend un bon moment. Il faut tout d’abord embarquer dans un taxi (accompagné d’un zo vouko si possible) pour se rendre au kilomètre 5 (le fameux marché) pour trouver des pagnes. Une fois les pagnes trouvés, il faut trouver un pagne qui plaise, une fois que le pagne qui nous plait est trouvé, il faut vérifier la qualité du tissu (évidemment, tous les tissus ne se valent pas), puis négocier le prix. Les pagnes varient évidemment selon la qualité du tissu. J’ai acheté les 2 pour 8750 francs (environ 12euros) Une fois ces pagnes achetés, comme leur nom l’indique, on se retrouve avec une sorte de grand drap, d’environ 6m/2. Une fois ceci effectué, il faut bien évidemment trouver un tailleur. Ici, quasiment tous les vêtements traditionnels sont taillés sur mesure. Pour faire mes boubous, mon papa William (collègue de boulot) a eu la gentillesse de m’accompagner dans un quartier (la Kouanga) pour voir un tailleur de qualité (bien sûr, certains n’ont de tailleur que le nom, et être accompagné d’un autochtone est bien plus intéressant). Le tailleur prend ensuite les mesures, et une nouvelle négociation commence pour le prix. En général, un ensemble (pantalon+haut) coûte environ 5000F (8euros) et une chemise 3000F (4,50 euros).Il y a également la possibilité de mettre des brodures sur les coutures du vêtement, mais dans ce cas, les prix enflent grandement, un boubou brodé coûtant tout de suite aux alentours de 19000F (quasiement 30euros). Un pagne permet (selon bien sûr la carrure de celui qui l’achète) de faire 1 ensemble boubou ainsi qu’une chemise. Le pagne est ensuite laissé chez le tailleur pour quelques jours, avant de pouvoir le récupérer.
Voilà donc comment on s’habille ici. Du moins traditionnellement ! Bien sûr, il existe des vêtements autres, mais ceci nous importe peu !
Donc, pour celles et ceux qui veulent des vêtements, je dis… pk pas, si la place et le poids de la valise me le permettent, mais, de toute façon, je ne pourrai RIEN vous rapporter si je n’ai pas vos mensurations !
Voilà tout, vous savez maintenant comment se font une bonne partie des vêtements ici… Moins fastouche qu’en France, je peux vous l’assurer !
Je vous embrasse, à très bientôt !!
sylv
lundi 23 novembre 2009
saison sèche, à nous deux!!
Salut à tous! Certains sont déjà au courant, et cet article ne sera donc pas très intéressant pour eux, pour les autres, vous en apprendrez peut être un peu.
il est trop tôt pour juger, je ne juge pas, je donne mon premier sentiment sur la saison sèche qui s'abat sur bangui depuis maintenant 2 bonnes semaines.
la saisons sèche se reconnait facilement, puisque comme son nom l'indique, il ne pleut pas. les pluies torrentielles que j'ai connues à mon arrivée ne sont plus que de vieux souvenirs, je me demande même si elles ont vraiment existé! Maintenant, c'est sec, et par conséquent chaud! Très chaud. Plusieurs indices autres que le manque de pluie sont significatifs de cette période qui devrait durer normalement jusqu'en mai.
La colline qui surplombe Bangui vers l'est est désormais, et ce depuis une dizaine de jours, comme voilée par un léger brouillard, comme si toute l'humidité accumulée depuis ces derniers mois s'évaporait dans un léger nuage, qui vu de loin semble sacrément rafraichissant! Mais les centrafricains cassent tout en expliquant que: "ca petit, c'est de la poussière", car oui, la saison sèche, c'est la poussière. excepté dans les quelques grandes avenues encore convenablement goudronnées, le moindre passage de voiture pourrait être considéré comme une agression oculaire. Ces véhicules soulèvent un nuage de poussière digne des plus grands western. Vous savez, quand une armée de cavaliers galope en direction d'un village. C'est pareil ici! mais, malheureusement, bien plus régulier qu'une armée de brigands prêts à piller un village. Le dernier signe (du moins pour l'instant) de la saison sèche concerne bien sûr... la chaleur. il fait chauuuuuuuuuud! trooooooooooop chaud!! A l'heure où vous avez déjà sorti depuis un moment bonnets, manteaux, gants et j'en passe, ici, c'est le contraire. imaginez, vous sortez de la douche, vous vous essuyez, vous habillez, et là, question fatale: "tiens, je me suis mal essuyé ou je transpire à nouveau?". c'est 10 minutes plus tard que la réponse tombe: "hmmm, en fait, je m'étais bien essuyé!". Voilà, nous vivons ici dans une moiteur constante, peut être un des pays les plus producteurs de transpiration au monde, faute de produire autre chose, malheureusement! Mais on s'y habitue finalement, sauf le matin quand on sort, alors là, on râle, le français est raleur parait il. je comprends maintenant pourquoi. ce stéréotype vient tout droit d'afrique!
remarquez, nous râlons peut être aussi à cause du danger que représente chaque trajet à pied que nous faisons! Oublions les coupeurs de routes, les militaires équipés de leurs kalachnikovs ou encore les godobés prêts à vous dévaliser, tout ça, c'est ridicule par rapport au danger qui nous guette à chaque pas, et qui est cependant indécelable: je veux parler bien sûr des mangues! ici, les manguiers, disons que c'est les platanes français. mais le problème est celui ci: à cette période, les mangues commencent à mûrir, et qui dit fruit qui mûrit, dit également fruit qui tombe! j'ai déjà plusieurs fois assisté à des chutes malencontreuses à quelques mètres de moi, et je me dis à chaque fois: "mon petit sylvain! t'as eu bien raison de t'arrêter pour discuter 2 minutes avec la maman devant l'alliance!" le jour ou la mangue tombera 2 mètres plus tard, je me dirai peut être le contraire!
bref, voilà la saison sèche, racontée à la sylvain, c'est je l'espère assez significatif! je vous en dirai plus quand je la connaitrai mieux!
Je vous embrasse!
Sylv
il est trop tôt pour juger, je ne juge pas, je donne mon premier sentiment sur la saison sèche qui s'abat sur bangui depuis maintenant 2 bonnes semaines.
la saisons sèche se reconnait facilement, puisque comme son nom l'indique, il ne pleut pas. les pluies torrentielles que j'ai connues à mon arrivée ne sont plus que de vieux souvenirs, je me demande même si elles ont vraiment existé! Maintenant, c'est sec, et par conséquent chaud! Très chaud. Plusieurs indices autres que le manque de pluie sont significatifs de cette période qui devrait durer normalement jusqu'en mai.
La colline qui surplombe Bangui vers l'est est désormais, et ce depuis une dizaine de jours, comme voilée par un léger brouillard, comme si toute l'humidité accumulée depuis ces derniers mois s'évaporait dans un léger nuage, qui vu de loin semble sacrément rafraichissant! Mais les centrafricains cassent tout en expliquant que: "ca petit, c'est de la poussière", car oui, la saison sèche, c'est la poussière. excepté dans les quelques grandes avenues encore convenablement goudronnées, le moindre passage de voiture pourrait être considéré comme une agression oculaire. Ces véhicules soulèvent un nuage de poussière digne des plus grands western. Vous savez, quand une armée de cavaliers galope en direction d'un village. C'est pareil ici! mais, malheureusement, bien plus régulier qu'une armée de brigands prêts à piller un village. Le dernier signe (du moins pour l'instant) de la saison sèche concerne bien sûr... la chaleur. il fait chauuuuuuuuuud! trooooooooooop chaud!! A l'heure où vous avez déjà sorti depuis un moment bonnets, manteaux, gants et j'en passe, ici, c'est le contraire. imaginez, vous sortez de la douche, vous vous essuyez, vous habillez, et là, question fatale: "tiens, je me suis mal essuyé ou je transpire à nouveau?". c'est 10 minutes plus tard que la réponse tombe: "hmmm, en fait, je m'étais bien essuyé!". Voilà, nous vivons ici dans une moiteur constante, peut être un des pays les plus producteurs de transpiration au monde, faute de produire autre chose, malheureusement! Mais on s'y habitue finalement, sauf le matin quand on sort, alors là, on râle, le français est raleur parait il. je comprends maintenant pourquoi. ce stéréotype vient tout droit d'afrique!
remarquez, nous râlons peut être aussi à cause du danger que représente chaque trajet à pied que nous faisons! Oublions les coupeurs de routes, les militaires équipés de leurs kalachnikovs ou encore les godobés prêts à vous dévaliser, tout ça, c'est ridicule par rapport au danger qui nous guette à chaque pas, et qui est cependant indécelable: je veux parler bien sûr des mangues! ici, les manguiers, disons que c'est les platanes français. mais le problème est celui ci: à cette période, les mangues commencent à mûrir, et qui dit fruit qui mûrit, dit également fruit qui tombe! j'ai déjà plusieurs fois assisté à des chutes malencontreuses à quelques mètres de moi, et je me dis à chaque fois: "mon petit sylvain! t'as eu bien raison de t'arrêter pour discuter 2 minutes avec la maman devant l'alliance!" le jour ou la mangue tombera 2 mètres plus tard, je me dirai peut être le contraire!
bref, voilà la saison sèche, racontée à la sylvain, c'est je l'espère assez significatif! je vous en dirai plus quand je la connaitrai mieux!
Je vous embrasse!
Sylv
dimanche 15 novembre 2009
Parlons boulot!
Bonjour à tous! Dimanche matin, 9h, alors que les ouvriers banguissois travaillent sous ma fenêtre, je m'apprête à parler boulot. Pour vous expliquer à nouveau ce que je fais ici.
Les choses ont quelque peu changé depuis que la responsable p&dagogique est arrivée. On a tous les deux la même idée en tête: développer l'activité de l'alliance, pour augmenter le nombre d'étudiants. j'ai donc un premier rôle à jouer là dedans. Je monte une formation "français des entreprises" pour toucher le peu d'entreprises installées ici.
En même temps que ça, j'ai également un rôle à jouer dans le fonctionnement de l'alliance, puisque certaines choses ne vont pas. les tests de placement, qu'on fait faire aux étudiants pour les répartir par niveaux ne sont pas très adapté, je me penche donc dessus pour les refaire, et les améliorer. j'ai également un petit rôle de prof, puisque j'ai eu cette semaine 2 cours particuliers, avec deux italiens, et un équato guinéen, autrement dit 2h de cours par jour. La semaine dernière, l'alliance était en ébullition puisque les étudiants de l'école nationale supérieur, autrement dit, l'IUFM centrafricain, ont passé un test de français. j'ai donc corrigé des copies, et, surtout, fait passer des oraux! Passer de l'autre côté est plutôt caucasse surtout, et ça va me permettre de passer à autre chose, avec les manières centrafricaines. Je m'explique:
Le centrafrique est ici un pays extrêmement hiérarchisé, les différentes couches sociales apparaissent bien souvent dans n'importe quelle relation. le "patron", dont je parlais à mon arrivée en est bien la preuve. A l'alliance, je suis "Monsieur" ou encore "Monsieur Sylvain". Les cours de français fonctionnent exactement de la même manière, ce qui change pas mal de l'institut de Montpellier, dans lequel les étudiants ont tendance (sous ma demande) à me tutoyer! cette hiérarchie a bien sûr des conséquences sur une tranche de vie, que l'on se paie régulièrement: les protocoles. Ici, tout est protocole, ça en devient presque fatiguant! Un vernissage à l'alliance commence par un discours de 20 minutes, et le moindre petit échange disons formel, devient protocolaire. imaginez ma surprise quand mon premier étudiant à passer l'oral a commencé son discours par "Tout d'abord, je vous remercie M. le professeur de bien vouloir m'accorder la parole"! et comme vous connaissez tous assez bien la facheuse manie que j'ai de mettre les pieds dans le plats, voire à faire de temps en temps les choses de travers.... imaginez les conséquences! Je n'ai encore ruiné aucun partenariat important, ça ne saurait tarder! On a en tout cas coutume de dire entre nous qu'une erreur dans le protocole peut créer une dispute familiale pour des décennies. Et bien, figurez vous qu'on a quasiment pas tort!
Voilà donc pour ces quelques petites nouvelles et information, j'espère que tout va bien de votre côté!
Les choses ont quelque peu changé depuis que la responsable p&dagogique est arrivée. On a tous les deux la même idée en tête: développer l'activité de l'alliance, pour augmenter le nombre d'étudiants. j'ai donc un premier rôle à jouer là dedans. Je monte une formation "français des entreprises" pour toucher le peu d'entreprises installées ici.
En même temps que ça, j'ai également un rôle à jouer dans le fonctionnement de l'alliance, puisque certaines choses ne vont pas. les tests de placement, qu'on fait faire aux étudiants pour les répartir par niveaux ne sont pas très adapté, je me penche donc dessus pour les refaire, et les améliorer. j'ai également un petit rôle de prof, puisque j'ai eu cette semaine 2 cours particuliers, avec deux italiens, et un équato guinéen, autrement dit 2h de cours par jour. La semaine dernière, l'alliance était en ébullition puisque les étudiants de l'école nationale supérieur, autrement dit, l'IUFM centrafricain, ont passé un test de français. j'ai donc corrigé des copies, et, surtout, fait passer des oraux! Passer de l'autre côté est plutôt caucasse surtout, et ça va me permettre de passer à autre chose, avec les manières centrafricaines. Je m'explique:
Le centrafrique est ici un pays extrêmement hiérarchisé, les différentes couches sociales apparaissent bien souvent dans n'importe quelle relation. le "patron", dont je parlais à mon arrivée en est bien la preuve. A l'alliance, je suis "Monsieur" ou encore "Monsieur Sylvain". Les cours de français fonctionnent exactement de la même manière, ce qui change pas mal de l'institut de Montpellier, dans lequel les étudiants ont tendance (sous ma demande) à me tutoyer! cette hiérarchie a bien sûr des conséquences sur une tranche de vie, que l'on se paie régulièrement: les protocoles. Ici, tout est protocole, ça en devient presque fatiguant! Un vernissage à l'alliance commence par un discours de 20 minutes, et le moindre petit échange disons formel, devient protocolaire. imaginez ma surprise quand mon premier étudiant à passer l'oral a commencé son discours par "Tout d'abord, je vous remercie M. le professeur de bien vouloir m'accorder la parole"! et comme vous connaissez tous assez bien la facheuse manie que j'ai de mettre les pieds dans le plats, voire à faire de temps en temps les choses de travers.... imaginez les conséquences! Je n'ai encore ruiné aucun partenariat important, ça ne saurait tarder! On a en tout cas coutume de dire entre nous qu'une erreur dans le protocole peut créer une dispute familiale pour des décennies. Et bien, figurez vous qu'on a quasiment pas tort!
Voilà donc pour ces quelques petites nouvelles et information, j'espère que tout va bien de votre côté!
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