lundi 11 janvier 2010

grand concours!

Bonsoir à tous!
J'ai pensé ces derniers temps que mon blog manquait un peu d'énergie, je sais pas, d'un truc capable de déchainer les foules. j'ai donc eu envie d'apporter un petit peu d'énergie à tout ça, et de vous faire participer! Regardez vous!! vous êtes avachis sur votre fauteuil, c'est lamentable! ( et là y en a certains qui se disent: ah ouais putain! c'est vrai! j'suis mal assis, et paf! par reflexe ils vont se redresser!). bref, rassurez vous vous ne bougerez pas de ce fauteuil, qui me fait bien envie puisque ici le seul confort qu'on puisse avoir réside dans 5cm de mousse sur une planche de bois. j'avais seulement envie de refaire sortir l'animateur qui sommeille en moi
Je propose donc ce soir de commencer une sorte de fil rouge du blog, qui durera peut être pendant 1 petit mois, et qui sera une sorte (je dis bien une sorte) de concours de photos.
Alors je vous explique rapidement le principe, vous savez pour la plupart, que j'ai une famille maternelle assez nombreuse et nous avons depuis quelques temps un journal qui nous tient informé de ce que chacun de nous fait, et vous imaginez bien que je vais y aller de mon petit article! Mais au lieu de choisir mpi même mes photos qui accompagneront l'article, je vais vous demander à VOUS de les choisir.
Il vous suffira donc de voter de quelque manière qu'il soit, commentaires sur le blog, email, message facebook, pigeon voyageur ce que vous voulez, en m'informant de votre photo préférée. Je comptabiliserai les voix (je tricherai pas, promis) et vous informerait ensuite du nombre de voix, et des votes comptabilisés pour chaque photos. je vous promets que je le ferai. par contre, à tout ceux qui me lancent des message pour me dire des conneries, je dis "attention je vais vous chiquotter", et je rappelle qu'il est bien sûr interdit de voter plusieurs fois
Voilà le but du jeu, sachez qu'il est composé de 4 catégories: Les enfants, les paysages, les couchers et levers de soleil, et un album intitulé " la RCA comme je la vois". Alors certains me diront que je suis tout le temps en train de me justifier, mais je tiens à préciser que je ne cherche aucunement à faire des généralités sur ce pays, ces photos sont juste celle qui me font regarder autour de moi avec mes yeux de gamins en me disant: "voilà, ça c'est la Centrafrique!".
Ceci étant dit, je pense qu'il est temps de lancer le concours.
On commence ce soir par la catégorie: Paysages




Une bonne partie des photos présentées ici ne sont pas encore apparues sur le blog... Vous pensiez avoir vu le plus beau hein!!


la rivière qui coule après les chutes de Boali, nord ouest de Bangui


Quartier boy Rabe vu du monastère, Dans bangui, nord est je suppute



Route pour Landja, à l'est de Bangui


Vous la connaissez, Chute de M'béko, plein ouest.



15 km à vol d'oiseau direction nord est, voilà ce qu'on trouve derrière la colline qui surplombe bangui


l'oubangui et ses marécages, en face, le Congo. landja, est de Bangui

je termine en remerciant Gus, le deuxième photographe. certaines oeuvres sont de lui

dimanche 10 janvier 2010

boulot

oui je suis d'accord, je vous décris et raconte tout ce que je fais ici, mais certains qui tombent sur mon blog sans me connaitre doivent se dire que j'suis un petit jeune, parti en plein milieu de l'Afrique noire pour visiter et regarder. Ces gens là doivent d'ailleurs se dire: "Il est bizarre lui! il aurait pu choisir un autre pays". Avec tout le respect que je dois aux centraf' qui me lisent, la RCA est quand même pas top one des pays touristiques!
Mais voilà, je suis venu pour travailler! Voilà donc un petit résumé de tout ce que j'ai pu faire à l'alliance depuis que je suis là, ça ne parlera peut être pas à tout le monde, en tout cas, les fleistes s'y retrouveront.
je suis donc à l'alliance française avec le statut de stagiaire certes, mais le rôle d'animateur pédagogique. je suis en gros ici pour développer des activités autour de l'enseignement du français, mais aussi améliorer ce qu'on fait déjà. Dans ce rôle (qui est celui pour lequel je suis formé), j'ai déjà réalisé quelques projets pour l'alliance dont:
- Création d'examens (3 niveaux différents) de compréhension et expression orale et écrite pour les étudiants de l'école nationale supérieur de Bangui (l'IUFM centafricain)
- Bien sûr quelques cours dans le cadre de l'alliance, et je donne actuellement des cours à des apprentis douaniers venus de guinée équatoriale (hispanophone)
- création d'une formation en Français Langue Etrangère pour les gens venus de pays étrangers à la centrafrique (les centrafricains sont eux en contexte de Français Langue seconde), dans ce cadre, j'ai travaillé sur la progression et la création des cours
- fait un petit peu de secrétariat et taches diverses. Surveillance d'examens (delf dalf), double correction, entretiens oraux dans le cadre de ces mêmes examens, ainsi que le classement et le report des notes sur les copies
- Je travaille actuellement sur un projet: "français et littérature" pour enseigner le français avec la littérature. je monte donc un gros projet sur Notre dame de paris qui devrait environ prendre 10h de cours
- je suis sensé prochainement travailler sur la mise en place d'un concours d'écriture nommé "les plus beaux mots d'amour" (saint valentin oblige...)

Voilà en gros ce que j'ai pu réaliser ici en 3 mois, je pense que ça éclairera certains qui me demandent régulièrement ce que je fais.
Voilà, vous savez tout! Pour les fleistes qui me lisent parfois, si un des projets que j'ai monté ou suis en train de monter vous intéresse, n'hésitez pas à me mailer, les fichiers word ne sont pas trop galères à envoyer... en général.

Je vous embrasse

Sylv

vendredi 8 janvier 2010

Paludisme

Salut a tous!
Aujourd'hui est une journée un peu spéciale. Non seulement parce que comme vous le savez, Leslie est partie hier soir et que c'était en quelque sorte ma première journée seul depuis un petit moment, ensuite parce que, c'est paradoxal, mais je fête aujourd'huimon centième jour ici, et pour finir parce que c'est aujourd'hui que j'arrête la prophylaxie (anti palu).
Je profite justement de cette occasion pour vous informer sur ce sujet. Je n'en sais dans un sens pas beaucoup plus que vous, et les docteurs, infirmiers et autres pharmaciens qui tomberont sur ce site vont s'arracher les cheveux (Eda, Adela,Ramzy,Anael je m'excuse d'avance), mais les infos que je vais donner là peuvent peut être vous donner quelques infos utiles et pourquoi pas rassurer les personnes flippées qui se trouveront peut etre dans la même situation que celle que j'ai connue il y a peu, avant de venir.
Il faut tout d'abord savoir qu'ici, le palu est finalement installé quasi quotidiennemment dans nos vie (ou ma vie). Je suis là depuis 3 mois, et j'ai déjà vu au moins 10 personnes en "crise". Finalement le temps que celui d'un tel finisse
et hop, un tel le chope. Petit exemple, Gus nous a montré hier des photos de Vincent, un ami VI. Son commentaire sur la photo: "Vincent est éclaté, il a encore son palu" et toi le seul truc que tu dis avant de passer à autre chose c'est:
"ah ouais...". Donc il est vrai que dans un environnement ou on en parle et où on le voit, il est plus difficile de créer une psychose sur sa vie.
C'est maintenant que les spécialistes médicaux doivent s'asseoir et respirer.
Il me semble bien qu'il existe différentes formes de palu dans diverses régions du monde. Et j'ai cru comprendre en grapillant quelques infos, que chaque type de palu avait plus ou moins sa spécificité.
Certains (je crois que c'est le cas en Afrique de l'ouest) sont plutot longs voire très long (j'ai entendu parler de 2/3 ans), d'autres restent dans le corps bien moins longtemps que ça (2/3 semaines). C'est le cas ici. Le paludisme sévissant ici est, à ce que j'ai cru comprendre plutot de courte durée, mais plutot bien violent. Sachez en tout cas que le paludisme à vie n'est à ce que j'ai pu comprendre
qu'un mythe.
Parlons de la fameuse durée de ce palu. Quand je dis qu'il peut apparemment durer 2 ans, ça ne signifie bien sûr pas qu'on est malade 2 ans! Il reste dans le corps et apparait en fait sous forme de crise, de force aléatoire. Il peut donc arriver que certains le chope et que la maladie ne se déclare jamais. Vincent, le vi dont je vous parlais qui vient justement de faire une crise a réussi à vivre 1 an et 330 jours sans rien avoir. Dommage pour lui, il l'a chopé, et il part la semaine prochaine! Je le salue! pas de pot l'ami! c'est con hein!!
Parlons maintenant des crises, elles sont de force aléatoire, en majorité, je n'en ai pas vu des extrêmement gratinées. En gros pour vous résumer les symptomes, c'est:
courbatures, grosse fatigue, maux de tête, vomissements et surtout... une big big big fièvre. Au centre de médecine tropicale, le médecin a prévenu Leslie que si un moment elle passait de 38 à 41 de fièvre en 1h, c'était un palu.
Voilà en gros les symptomes, il est évident que mieux vaut ne pas laisser trainer, sous peine de connaitre quelques problèmes...menant au rapatriement sanitaire... menant tous les 36 du mois, à la morgue.
Voilà, pour finir et laisser les gens qui s'y connaissent mieux que moi respirer, et me donner de plus amples infos par mail ou commentaire au cas où j'aurais dit une conneuhrieje voulais parler rapidement du traitement. Ici le palu fait peut être aussi moins peur car on a a portée de main (quand les pharmacies ne sont pas en rupture de stock)des cachets efficaces qui permettent, si la maladie a été rapidement décelée de se remettre d'aplomb assez rapidement (reste plus qu'à reprendre les 5kg perdus en 4 jours). Malheureusement ces cachets sont interdits en France (imaginez donc le dosage du truc!). Donc pour les gens qui tombent sur mon blog par hasard, ceux qui comptent me visiter, et surtout ceux qui viennent de me visiter c'est,et je compte sur tout le monde (JF et Laurence en particulier) pour faire les nounous et que si la moindre courbature étrange, la moindre montée de fièvre inexpliquée apparaissent, ne vous auto médiquez pas! Direct Lapeyronie, urgences, malarone, en précisant bien la provenance du dernier voyage,
Voilà donc en gros, pour résumer, le palu, il est "facilement" soignable si il est vite trouvé, mais bon... on déconne pas avec ça! J'attends sans impatience ma future hypothétique goutte épaisse (teste pour déceler le palu)
et je termine en faisant un pied de nez aux gens que je viens d'intellectuellement chiquoter pendant 5 minutes: Ils nous disent d'allez voir les urgences en France parce que les médecins je cite: "N'y connaissent rien".
Voilà tout, j'espère que j'aurais été claire et que je n'aurais pas dit trop de bêtises et je suis tout à fait à même de corriger si on me dit que j'ai dit une connerie.

Voilà, des bisous, 100 nouveaux jours s'ouvrent devant moi!

mardi 5 janvier 2010

Année à thème chutes

Parait il que les chutes de Boali sont les plus belles chutes d’eau de Centrafrique ! On a choisi le dimanche 3 janvier pour les visiter ! Excursion prévue depuis un bout de temps, nous sommes bien organisés ! Pick up en location (ouh putain ! c’est cher une location !) chauffeur (un ami) guide (un ami) et amis (des amis). Tout ce qu’il faut pour se régaler. Nous partons à 8h ce matin, direction plein nord vers Boali, 110km de Bangui. Après une bonne heure de route de très bonne qualité, pleine de, j’vous le fais vite : enfants qui sourient, mamans qui disent bonjour, maisons rouges, camions entièrement plein patati patata. Nous arrivons à boali. Nous décidons d’aller d’abord en ville pour faire quelques achats au marché. Nous passons par une barrière. Ah oui ! petite parenthèse. Sur les longs trajets, il y a assez régulièrement des barrières à l’entrée de chaque grosse ville avec un baraquement plein de militaires. Il faut s’arrêter là, et soit payer un petit quelque chose (pour tout le monde) soit payer un petit quelque chose (ça c’est prix mounjou) soit rien payer (ça c’est s’ils sont de bonne humeur). Bref toujours est il que nous passons cette barrière en laissant nos papiers d’identités au baraquement. Les négociations n’y ont rien fait. Arrivée à Boali, nous nous arrêtons au marché pour quelques courses. Patates douces, poisson (carpes de boali), chouya bœuf (j’apprends d’ailleurs que chouya poisson n’existe pas et deviens rapidement la risée de mes amis). Hop ! direction les chutes ! après bien sûr avoir récupéré les papiers, sans même rien payer ! En entrant dans le parc, nous avons notre première surprise ! Un chimpanzé en liberté se dirige vers nous et nous papouille pendant un bon quart d’heure ! Vous aurez d’ailleurs quelques photos jointes. Puis nous nous dirigeons accompagnés de nos guides (4 guides donnés par le parc… 1 par mounjou) vers les chutes. Nous tombons alors sur un sacré panorama, à gauche à 90 degrés les chutes tombent de 50m de haut, au milieu la rivière provenant des chutes s’écoule et tout autour… la nature ! Des forêts à perte de vue ! après contemplations, nous descendons au premier étage (en partant du haut) ou il est possible de voir la chute tomber sur sa gauche. Puis au deuxième étage, et enfin au dernier, au pied des chutes. Quelques photos plus tard, nous remontons, pour nous diriger vers le deuxième intérêt du lieu : le pont de liane ! On le connaît de réputation, beaucoup de « toiles » qui se vendent en ville le représente, souvent en coucher de soleil. J’en rapporterai une. Bref, je ne pense pas qu’il soit utile d’expliquer ce qu’est un pont de liane, je pense que vous avez saisi le concept ! Sachez juste qu’il passe au dessus d’une rivière. Nous le traversons pour trouver un autre panorama, du côté droit de la cascade maintenant. Puis revenons sur nos pas pour traverser à nouveau la rivière. En pirogue cette fois. Mon collègue William n’a d’ailleurs pas hésité à me faire prendre la pagaye, j’ai dû être capable de faire 2m, avant de me faire remplacer par notre piroguier, un enfant d’une douzaine d’années pas plus. Deuxième honte publique ! Nous retraversons et allons à l’opposé, là où se trouve le fameux barrage qui alimente Bangui en électricité. Nous nous installons là et nous baignons juste avant le barrage, dans la rivière avant de manger notre carpe. Après cette petite baignade, ce petit repas et ces petits coups de soleil nous ressortons du parc, sans pouvoir dire au revoir à notre ami chimpanzé. Nous rentrons à Bangui, encore bien émerveillés par ce que l’on venait de voir !
Ainsi s’achève l’histoire des chutes de Boali,
Encore un grand merci à celui qui me lit
Les prochaines histoires seront passionnantes
J’espère d’ailleurs que ça vous tente !

Des bisous








dimanche 3 janvier 2010

bonne année!

2010 à commencé! j'espère sur les meilleures bases possibles pour vous! Nous avons bien entendu (comme chaque jour ici) encore vécu de sacrées aventures ces 3 premiers jours de l'année.
Le réveillon s'est fait à M'baiki, chez notre ami hervé. Nous étions 11, sous une paillote, sans eau ni electricité (le groupe electrogène n'a pu être réparé avant). le soirée a été plutot cool, nous avons tous un rythme assez spécial ici (facheuse tendance à se coucher très tôt et à se lever également très tôt) qui fait que tenir jusqu'à minuit a presque été un défi! Nous avons tout de même bien profité du cadre magnifique qu'offre la maison d'Hervé. passer jour de l'an entre les bananiers, les manguiers, et les arbres à fruits de la passion, le tout en dégustant le cabri préparé le matin par le cuisinier. Assez dépaysant! du moins pour nous!
La nuit a été agitée par des jeunes qui sont venus chanter sous les fenêtre. Le début du chant?: "Bonne année! bonne année papa!! Tu es très gentil!". Hmmm! on s'est tous dit qu'ils étaient certainement moins gentils que nous! Les chants des jeunes ont rapidement été remplacés par le chant du coq des voisins, qui chante, si si, je vous jure, à 4h00. D'ailleurs quelle joie de voir les enfants courir derrière le coq le lendemain matin!! il était prévu pour le premier repas de la décennie! Belle vengeance!
Après le petit déjeuner, nous décollons vers 11H, direction: les chutes de M'béko, à environ 30min de M'baiki. Après avoir payé l'entrée dans le "parc" (imposer un barrage à cet endroit est d'ailleurs totalement illégal!) nous parcourons une route de piste, dans un sale état celle ci. puis terminons à pied, pour quelques centaines de metres dans la forêt. l'arrivée à la chute est... comment dire...magique tout simplement. Nous arrivons sur une sorte de "plage" surplombant la rivière qui coule face à nous, de la droite vers la gauche. A notre droite s'imposent les chutes, en 4 étages. Plus les paliers sont hauts, plus la cascade est étroite. De chaque côté, des murs de végétation. Nous installons nos affaires et montons directement avec hervé et un savon pour prendre une petite douche sous les chutes. Le seul problème ici; le fond est plein de pierres à la fois pointues et glissantes, les déplacements y sont donc difficiles. Après la petite douche rafraichissantes, nous escaladons sur le côté gauche de la chute pour rejoindre les niveaux supérieurs. Un peu comme un jeu vidéo en fait! La montée est assez rude, ça glisse, les lianes nous barrent le passage... mais nous montons finalement aux 3ème étage. Hervé et Vincent iront encore plus haut, jusqu'au sommet. Nous redescendons finalement après quelques photos pour déguster une casserole de riz et la sauce du cabri de la veille. le tout avec les doigts, dans la marmite avant de rentrer à bangui...
Ainsi passa le premier jour de l'année 2010.





jeudi 31 décembre 2009

Dernier jour

Dernier jour à la scad, dans un sens le moins animé. Nous nous levons tôt, ce matin on va voir les pygmées! Oui, la centrafrique est le seul pays où vivent encore les pygmées. malheureusement, ils ont tendance à être considérés comme une sous-race par les centrafricains, et une bonne partie d'entre eux s'est maintenant éloignée de la forêt pour vivre plutôt de l'agriculture, ce qui bien sûr provoque une perte de leurs repères culturels. Il n'en est pas moins qu'on ira voir un village pygmée. Nous partons rapidement pour faire une 15aine de kilomètres en brousse. Tout le monde n'est pas venu, nous sommes un petit groupe de 8 personnes, avec 2 véhicules. Inutile de vous décrire la route, vous en avez déjà une bonne image je pense. Il est juste nécessaire de dire que nous faisons un petit arrêt sur un pont au dessus de la lobaye. "l'afrique à l'état pur" pense t on. des enfants arrivent rapidement sur le pont pour nous dire bonjour. Nous prenons quelques photos avant de repartir. l'arrivée là bas est plutôt étrange, nous demandons au chef du village si notre présence n'est pas trop gênante, et il nous invite à entrer dans le village. les villages pygmées sont différents des centrafricains. Les maisons ressemblent énormément à des igloos, à la seule différence que ces igloos sont recouverts de feuilles. Il y en a des petites pour 1 personne, et des plus grandes pour couples ou famille. Nous apprenons à ce moment que les pygmées sont monogames. Quelle surprise!
l'entrée dans le village nous a rendus plutôt mal à l'aise. les gens sont tous autour de nous, à environ 3m de notre groupe, et nous fixent du regard. De notre côté, nous sommes accroupis au milieu du village, en plein soleil, en attendant que eux fassent le premier pas. ca se passe ainsi. Nous regardons pendant ce temps les habitants. Ils sont effectivement plutôt petits, il ne dépassent en général pas le mètre 50. Nous sommes choqués par le ventre des enfants, le ventre de la malnutrition qu'on a tellement l'habitude de voir maintenant. On nous explique que les enfants ne mangent pas de viande, et ce n'est qu'à partir du moment où ils sont en âge de partir en chasse qu'ils mangent des protéines. Evidemment, leur régime alimentaire n'est pas idéal à cet âge! au bout d'un moment 1 ou 2 hommes se mettent à s'agiter au milieu du village, devant nous, bientôt rejoins par une bonne partie du village. Ils sont en file indienne, et nous proposent une danse traditionnelle tout en chantant. 2 personnes s'occupent des percussions. au bout d'un moment, le soleil est réellement chaud, et nos épaules, déjà meurtries par la journée de la veille nous supplient de partir. Nous quittons donc le village en remerciant les habitants. Lorsque l'on monte dans les véhicules, certains pygmées montent sur le pick up d'une partie de notre groupe, bientot 15 personnes sont debout dans le pick up et chantent des chants traditionnels pendant que nous rentrons Les photos vous le prouverons. Nous les faisons descendre à un moment, ils sont à pieds, et les éloigner de leur village les ferait marcher plus que de raison. les pygmées adorent monter dans les véhicules, et Aymeric une des personnes qui était avec nous nous explique qu'une fois, en rentrant chez lui, il avait remarqué qu'un enfant s'était caché dans la voiture et avait fait tout le trajet avec lui. résultat: demi tour!
Nous rentrons et préparons nos affaires. Après le repas salade, nous partons finalement. Même voiture, même convoi, même jeu (le président). Après un petit arrêt à M'baiki, nous reprenons le chemin de Bangui. Sur la route, nous nous arrêtons devant le palais impérial de Bokassa qu'il est possible de visiter. Mais nous n'y rentrons pas. des militaires un peu alcoolisés nous abordent. Ils regardent Leslie et me demande: "Lo yeke wali timo?" (c'est ta femme?)
j'approuve, et hervé, notre ami VI qui aime beaucoup rigoler commence à négocier le prix de Leslie avec les militaires. Ces derniers ont même eu le culot de négocier le prix!! résultat, je sais maintenant que ma copine vaut 2 sacs de manioc et 2 cabris. On rigole un petit peu, ils nous proposent de boire du kangoya, chose que nous refusons poliment pour ne pas les froisser, et reprenons notre route. La dernière péripétie de notre voyage va arriver. devant nous, un camion à l'africaine, c'est à dire complètement plein d'un maximum de matériel. Bidons, morceaux de métal, bois, chaises... dessus une dizaine de personne. leur couleur rouge nous indique que ça fait un bon petit moment qu'ils roulent. Ils nous voient derrière eux et nous demandent de prendre quelques photos, bien sûr, nous respectons leur volonté avec plaisir!
Voilà, le week end s'achève ainsi, back in Bangui!! Nous profitons d'un dernier coucher de soleil avant de rentrer, fatigués, mais tellement heureux de notre expérience. Tous les préparatifs valaient leur pesant d'or!

On vous embrasse!





SCAD saison 1 épisode 2 (mais au fait, y aura t il une saison 2??)

Nous revoilà, la nuit a été reposante, assez fraiche, contrairement à ce qu’on vit habituellement à Bangui, et même calme ! Pas de zouk, exit les militaires qui passent en braillant, terminé les camions qui passent en klaxonnant, fini les lézards qui passent en courant… Le silence !
Après le petit dej’ nous nous préparons pour partir à la « villa ibiscus ». Nous nous entassons dans la benne du pick-up et c’est parti pour quelques 4 kilomètres de piste. Comme à l’accoutumée pendant les trajets, nous jouons au « président ». Le but du jeu : Faire coucou à tout le monde dans les villages et sur le bord de la route. Il faut bien sûr que les gens répondent, ce qui arrive souvent quand les gens voient passer 7 mounjou sur un pick up.
La maison ibiscus ressemble beaucoup à la SCAD, elle est néanmoins plus proche de la rivière, et il est possible d’y accéder plus facilement. Nous traversons le troupeau de zébu pour nous rendre sur la berge. Des femmes y font la lessive, et plusieurs pirogues y sont stationnées. On nous propose alors de faire un tour. C’est parti !! entassons nous à 5 dans un tronc creusé ! Quelques minutes après : tiens, mais en plus d’être creusée dans un tronc, elle prend un peu l’eau cette pirogue ! On est parfois pas trop rassurés… Ca penche un peu, c’est pas trop stable ! et on est réellement au ras de l’eau !
Nous faisons un petit tour sur la Lobaye avant d’accoster sur un petit ilot de sable émergé au centre de la rivière à cause de la secheresse de la saison sèche. Sur cet ilot se trouve le paradis… Appelons là l’île aux enfants ! Nous nous installons ici, nous mettons en maillot de bain et profitons de la fraicheur de la rivière dans la chaleur du 26 décembre (pan dans les dents les français). Un peu à l’écart de l’ilot coule une petite cascade. Nous jouons rapidement au ballon avec quelques enfants qui semblent bien heureux de pouvoir profiter de notre arrivée. D’autres s’amusent dans le courant, d’autres encore se prélassent au soleil pour parfaire leur bronzage et se la péter une fois de retour en France. Un piroguier qui nous accompagnait nous montre à un moment une sorte de balle de tennis… Oui… Bon… Un poisson lune quoi. La demi journée passe ainsi, dans la bonne humeur et la Lobaye, mais les estomac commencent à crier famine. Nous rentrons donc d’abord en pirogue, puis en pick up pour le repas. La table est bien sûr mise, et les merguez-saucisses/ frites nous attendent sur la table (oui bon, d’accord, ça fait pas super afrique comme menu). Fin du repas, bouquet final, nous aurons du camembert, du reblochon, et même du mont d’or ! Chacun d’entre nous semble revivre à chaque bouchée. en particulier les plus anciens ! (Nan sérieux, ne rigolez pas !)
Le repas fini, il est temps pour une partie du groupe d’aller visiter la scierie de la SCAD. Je ne vous ai pas expliqué, la SCAD est la « société centrafricaine d’agriculture et de déroulage » et une des principales industries de bois du pays. Certains d’entre nous vont donc visiter cette scierie, un petit groupe quant à lui reste à la maison pour du repos et plus si affinité. Leslie va à la scierie, moi je me repose. La fin d’après midi passe rapidement, chacun demande à l’autre s’il n’a pas trop trop rougit. La réponse est sans appel : « ouah !! mais t’as un de ces coup de soleil !! ». Le lendemain de noël, c’est quand même con !
Le repas du soir est un réel festin ! Les plats de pâtes et de riz sont suivis d’un plat de yabanda (fabriqué avec le koko) d’un petit plat de chenilles (cuisiniées cette fois) et de cuisses de poulet. Nous mangeons presque tous des chenilles, ceux qui ont mauvais goût aiment (j’en suis) et en mangent même plusieurs, d’autres ont moins mauvais goût (Leslie en est) et ne font qu’en goûter une. Maman serait contente ! Elle a quand même goûté !
La soirée passe vite, et nous nous couchons rapidement. La journée a été fatigante !! Demain sera plus compliqué… Nous rentrons en ville. D’autres petites aventures nous attendent encore !











SCAD saison 1 épisode 2.